mardi 28 septembre 2010

Dans le journal du Pays Yonnais daté du 23 septembre 2010




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En date du jeudi 23 sepembre 2010

samedi 25 septembre 2010 sur OUEST FRANCE


 Yves Viollier s'est délivré des Guerres de Vendée



Délivre-moi, le dernier livre de l'écrivain sur les charniers du Mans, fait encore un tabac. L'auteur vendéen,à raison d'un livre par an, est abonné au succès. Cette fois, il nous prend aux tripes.


Portrait

Dans son antre de Château-Fromage, près de La Roche-sur-Yon (Vendée), le jeune professeur retraité Yves Viollier est devenu un forcené de travail, debout à 6 h, journée littéraire finie à midi. « Après, le reste de ma journée n'est que du bonus. Mais je ne connais pas d'autre recette que le matin, de bonne heure, pour le travail de labour que constitue l'écriture d'un roman. »

La fameuse recette est celle de Simenon, qu'il lit et relit. Ou de Zola. Viollier est d'ailleurs une sorte de « Zola vendéen », où les doutes de ses héros renvoient aux tares des Rougon-Macquart, les personnages de la saga de Zola.

Mais le Zola vendéen est avant tout un auteur populaire, parmi les piliers catalogués de « l'école de Brive », centrée sur l'univers de la ruralité. De quoi faire grincer les dents de quelques intellos ! D'autant qu'Yves Viollier est chrétien et qu'il l'affiche dans les questionnements de ses héros.

On le voit dans Les lilas de mer, un de ses plus remarquables romans (prix Exbrayat 2001), qui se déroule à L'Aiguillon-sur-Mer, ou dans Aide-toi et le ciel..., paru l'année dernière. Son ami Michel Ragon, autre fameux écrivain vendéen, le définit volontiers comme Tolstoï : « un anarchiste chrétien ! ».

« Les valises du passé »

C'est avec La chasse aux loups et Le grand cortège que Viollier s'est fait connaître du grand public, au milieu des années 80. Il y contait l'exode précipité de ces cent mille Vendéens qui, après la défaite de Cholet, fuirent vers Granville en livrant bataille.

C'est la tragique Virée de Galerne de 1793, dont le sanglant dénouement se joua en partie au Mans, par d'horribles massacres. Massacres confirmés par le charnier que les archéologues ont récemment exhumé dans le chef-lieu de la Sarthe.

« Lorsque j'ai lu l'info dans Ouest-France, j'ai sauté dans ma voiture et je suis arrivé directement place des Jacobins. Et ce que j'ai vu m'a profondément troublé. » L'anarchiste chrétien construit sur ce charnier la trame de Délivre-moi, son dernier roman tout juste sorti chez Laffont.

Il y redonne chair aux héros (et notamment, le personnage de Sétima) du Grand cortège. Sans pour autant en faire une suite, car il met aussi en scène une photographe contemporaine, « qui porte en elle les lourdes valises du passé ».

Porté par la lecture de ce chassé-croisé entre la photographe et son ancêtre, le journaliste Pierre Péan, natif du Maine-et-Loire, l'avoue volontiers : « Je suis secoué par le livre de Viollier. »

L'auteur d'Une jeunesse française (la fameuse biographie sur Mitterrand) et, récemment, d'Une blessure française (les soulèvements populaires dans l'Ouest sous la Révolution), s'y « retrouve complètement ! Ce livre rejoint mon histoire personnelle, une aïeule violée par les soldats de Hoche... » Violée et survivante.

Car Péan et Viollier portent eux aussi ces valises du passé, tiennent en fin de compte le même discours : la Vendée a encore besoin de se délivrer de cette horreur exterminatrice à laquelle elle a survécu.

Philippe GILBERT.

dimanche 12 septembre 2010

Prix-Litteraires : Le blog: Prix littéraires "Livres en Vignes" et "Clos de Vougeot" 2010


Pour info les Prix "Livres en Vignes" et "Clos de Vougeot" ont été attribués. Je vous conseille vivement d'aller visiter le blog des prix littéraires pour y découvrir les lauréats.

Prix-Litteraires : Le blog: Prix littéraires "Livres en Vignes" et "Clos de Vougeot" 2010


Tout comme je vous conseille aussi un petit détour vers le site officiel des "Livres en vignes"

http://www.livresenvignes.com/index.html

Je précise que Jean Guy Soumy et Yves Viollier participeront à l'édition 2010 de cette manifestation.


LE BIEN PUBLIC

Yves Viollier


Destins de femmes

Yves Viollier lors du Salon de La Rochelle. Photo Ouest-France


Il fait partie de ces romanciers populaires qui écrivent des textes de qualité. Yves Viollier raconte une nouvelle fois de façon romancée la Vendée.

Ce livre vient de sortir mais il fait déjà partie de ceux dont on parle un peu partout. Yves Viollier, dans son dernier ouvrage part d’un fait divers – l’exhumation lors d’un chantier d’ossements datant des guerres de Vendée de la fin de la Révolution du côté du Mans – pour évoquer la vie d’une femme. Clotilde est obsédée depuis son enfance par des images de guerre et un visage de femme qu’elle a identifié comme étant son ancêtre. Elle croyait avoir plus ou moins dompté ses démons, vivait une vie normale (elle est photographe, vit en couple, a adopté un enfant).

Cette découverte la replonge dans un passé lointain, et notamment dans la nuit du 13 au 14 décembre 1793. Elle se passionne pour son ancêtre Setima, retourne du côté de La Roche-sur-Yon, et découvre le destin d’une femme hors du commun.

Yves Viollier avait accédé à la notoriété à la fin des années 1980, avec Le Grand Cortège, en contant l’exode précipité de ces cent mille Vendéens, hommes, femmes et enfants qui, après la défaite de Cholet, fuirent vers Granville. Le voilà qui retrouve les mêmes obsessions, pour notre plus grand plaisir car c’est un conteur. Cette fois-ci, il croise le destin de deux femmes, à trois siècles de distance.

Yves Viollier est l’un des piliers de la nouvelle école de Brive. Il vit en Vendée, mais sera l’un des auteurs présents lors de Livres en Vignes, au château du Clos de Vougeot les 25 et 26 septembre prochain.
J. REMY

Délivre-moi, d’Yves Viollier, éditions Robert Laffont, 19 €.

L'article en son contexte :
http://www.bienpublic.com/fr/magazines/loisirs/article/3763868/Destins-de-femmes.html

et aussi vous trouverez l'exact même article (écrit par le même auteur) sur ce lien... Sur le Journal de la Saône et Loire (JSL)

http://www.lejsl.com/fr/permalien/article/3764848/Destins-de-femmes.html 

samedi 11 septembre 2010

"Delivre moi" Coup de coeur de France Inter,

Le lundi 13 septembre, Brigitte Kernel en dira plus longuement. J'attends le podcast qui sera immédiatement posté ici... Félicitations à Monsieur Viollier et surtout un bel encouragement pour la suite des évènements. Ce n'est qu'un début...

Le podcast de l'Emission Noctiluques de Brigitte Kernel. Le lien s'autodétruira dans 7 jours...


http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/noctiluque/index.php?id=94561

lundi 6 septembre 2010

Article Ouest France on line...

Même article que celui qui est scanné hier mais je le poste ici pour ceux qui ont des problèmes de vue.

Livres
dimanche 05 septembre 2010
Yves Viollier se délivre des Guerres de Vendée

Le vendéen Yves Viollier croise les destinées de deux héroïnes que deux siècles séparent. : DR


Histoire. Délivre-moi, le nouveau livre de l'écrivain vendéen Yves Viollier, puise son inspiration dans l'histoirede la virée de Galerne, et fait la lumière sur les récentes découvertes sur cette tragédie de 1793.


Lorsqu'il a lu l'information dans Ouest-France, Viollier a sauté dans sa voiture. Il est parti directement place des Jacobins, au Mans. Des archéologues y exhument le charnier de 1793, après la bataille entre royalistes vendéens et soldats républicains. « Ce que j'ai vu m'a secoué ! J'ai fait des recherches et j'ai découvert les choses terribles qui se sont passées au Mans. » Une question taraude alors le Vendéen : « Portons-nous dans nos gènes les événements vécus par nos ancêtres ? »

Auteur populaire, Yves Viollier avait accédé à la notoriété à la fin des années 1980. En mettant en scène cette incroyable et dramatique virée de Galerne (Le grand cortège), il contait l'exode précipité de ces cent mille vendéens, hommes, femmes et enfants qui, après la défaite de Cholet, fuirent vers Granville en livrant bataille...

Mais son dernier livre n'est pas une suite. Le romancier suit son héroïne, Clotilde, une photographe de presse, qui porte en elle « de lourdes valises du passé ». Depuis sa naissance, elle est assaillie par des images de violences, associées à un visage de femme dont elle ne connaît que le nom : Setima.

Après cette découverte au Mans, la photographe comprend que les fantômes qui la hantent sont ceux de l'atroce nuit du 13 décembre 1793, où périrent tant de Vendéens. Clotilde revient alors à Chateau-Fromage, près de la Roche-sur-Yon, d'où sont partis les héros du livre Le grand cortège. Elle va y retrouver la trace de son fantôme et mener son enquête. Setima est bien son ancêtre, et son destin fut extraordinaire... Yves Viollier croise avec maestria, dans une verve épurée, le destin d'exception de ces deux femmes.

Philippe GILBERT.

vendredi 3 septembre 2010

Claude Michelet, La Nouvelle Ecole de Brive

En clin d'oeil à la Nouvelle Ecole de Brive dont fait partie Yves Viollier

Parution le 1er Octobre

Recueil de nouvelles

jeudi 2 septembre 2010

Critique du livre "Delivre-moi"

Toujours sur l'hebdo de la Vie ce jour du 2 septembre 2010.

Littérature

Délivre-moi


Ce sont deux femmes au caractère bien trempé et au courage remarquable qu’Yves Viollier a choisies pour porter son dernier roman. Deux siècles les séparent pourtant… Clotilde est une jeune femme d’aujourd’hui, reporter-photographe, qui a capté dans son viseur beaucoup de tragédies contemporaines. La découverte des charniers du Mans fait remonter en elle une voix qui la hante : celle de Sétima, paysanne piégée dans les rues du Mans, le 23 frimaire an II. L’écrivain nous fait ainsi vivre à hauteur d’homme (de femme) l’épisode de fureur et de sang dont Sétima réchappe grâce à son formidable élan vital. Scènes vibrantes de justesse, personnages bien campés, allers-retours réussis entre passé et présent : Yves Viollier marie subtilement le roman historique et le suspense psychologique pour nous offrir une aventure humaine de la mémoire et de la transmission. Captivant.

Robert Laffont, 19 €.

INTERVIEW D'YVES VIOLLIER DANS L'HEBDO "La Vie" du 2 septembre 2010

Interviewé par Marie Chaudey. P36/p37

Littérature

Des charniers récemment découverts au Mans ont inspiré à notre collaborateur un roman sur les blessures des guerres de Vendée.
Yves Viollier : « Il est temps de pacifier la mémoire de la Vendée »


Deux siècles ont passé depuis la Révolution française. Mais les guerres de Vendée sont restées une plaie mal cicatrisée chez les habitants de la région. Il a suffi que des charniers soient mis au jour, au Mans, pour que l’émoi renaisse. De ce passé qui nargue le présent, Yves Viollier a fait la matière de son dernier roman, Délivre-moi, publié cette semaine chez Laffont. L’écrivain y revient sur l’épisode tragique de la Virée de Galerne. Après avoir essuyé une défaite à Cholet, en octobre 1793, les Vendéens insurgés contre la république avaient traversé la Loire et entamé un parcours victorieux jusqu’à Granville. Mais arrivés là, ils ne trouvèrent pas les renforts anglais escomptés. Le repli donna lieu à une terrible débâcle, au cours de laquelle l’armée catholique et royale, flanquée de dizaines de milliers de civils, femmes et enfants, finit par être piégée par les troupes républicaines dans les rues du Mans, les 12 et 13 décembre 1793.

Comment l’idée du roman vous est-elle venue ?
En février 2009, lorsque j’ai lu dans le quotidien régional que des charniers venaient d’être découverts dans le parc des Quinconces des jacobins, en plein centre du Mans, j’ai éprouvé un choc. Comme l’héroïne de mon roman, Clotilde, j’ai immédiatement pris ma voiture sous une pluie battante pour me rendre sur place. En vue de construire un nouveau centre culturel, la municipalité avait fait raser l’ancien bâtiment, et des squelettes avaient affleuré. En fait, la mémoire collective avait gardé la trace des massacres de la bataille du Mans, et le jardin derrière le théâtre avait mauvaise réputation. Les habitants l’ont toujours considéré avec méfiance, comme un lieu maudit et mal famé. En me retrouvant au fond des fosses, j’ai eu le sentiment d’être au milieu des miens, face à mes fantômes. L’écriture allait me faire cheminer vers le mystère qui fait partie de moi.

Éclairez-nous...
Je viens d’une famille paysanne originaire de Château-Fromage, un village de Vendée (le verbe fromager, en langue poitevine, signifie enlever le fumier). Château-Fromage fut rasé en 1794 par les « colonnes infernales » du général Turreau. Enfant, je jouais parmi les pierres de l’église en ruine. Mais mes parents ne m’ont pas élevé dans la nostalgie ni dans le mythe des Vendéens héroïques. Je me souviens d’un professeur d’histoire qui, au collège, nous avait remis sa thèse de doctorat sur les prêtres martyrs. Ce passé-là était pour moi à des années-lumière… Au fil des ans, j’ai pourtant fini par m’y intéresser. Je savais qu’il y avait eu des massacres au Mans. Mais, devant les charniers, j’en ai soudain touché la réalité. Et cela m’a conduit ensuite vers les archives régionales où j’ai découvert l’ampleur des tueries.

Où en est aujourd’hui le travail des archéologues ?
Neuf charniers ont été mis au jour au Mans, et les archéologues estiment qu’il en existe encore bien d’autres. Des milliers de squelettes sont en train d’être étudiés, dont 40 % sont ceux de femmes et d’enfants. Connaîtra-t-on jamais le nombre exact de morts ? Les historiens parlent de 2 000 à 5 000 victimes vendéennes pour les journées des 12 et 13 décembre 1793. Parallèlement à la répression républicaine, une épidémie de dysenterie (on l’appelait « la prussienne ») fut favorisée par le temps exécrable. Des habitants du Mans, des républicains, civils ou militaires, ont donc aussi été jetés dans les fosses…

Comment la mémoire officielle s’est-elle imposée ?
La république n’était pas fière de ses exactions : c’est ainsi que l’histoire a été déformée. On a fait des Vendéens des royalistes réactionnaires, et ce costume nous a collé à la peau jusqu’à aujourd’hui. Même si, au départ, les Vendéens étaient tout aussi favorables à la Révolution que les autres provinciaux. Mais deux choses les ont fait basculer : la conscription et la religion. Les bourgeois, qui avaient pris la place des aristocrates, ont traité les paysans avec arrogance, les ont envoyé se
battre aux frontières et leur ont imposé le clergé jureur, alors qu’ils tenaient à garder leurs « bons prêtres ». Quand il a été décidé d’envoyer la troupe, les Vendéens ont voulu défendre leur liberté contre le jacobinisme. Comme ils ne savaient pas se battre, ils ont appelé les aristocrates à la rescousse, qui ont récupéré leur lutte en clamant qu’elle était un « combat pour le roi ». Et la Convention s’en est trouvée ravie : l’histoire officielle a catalogué les Vendéens comme des gens rétrogrades, refusant les réformes et les Lumières.

Quel rôle la littérature peut-elle jouer face aux distorsions historiques ?
En 1983, le roman de Michel Ragon, les Mouchoirs rouges de Cholet, a fait considérablement évoluer le regard des Français sur la Vendée. Sans doute plus sûrement que les chercheurs, qui avaient déjà commencé à rétablir la vérité historique. Michel Ragon a marqué les esprits en racontant la vie d’un village qui tente de se relever après le passage des colonnes infernales.
En 2007, Pierre Péan a également publié Une blessure française, un récit-document qui a enfoncé le clou.Le républicain Pierre Péan avait découvert avec effarement les horreurs qui s’étaient passées dans le village de ses ancêtres, près d’Ancenis.

Et vous, comment définissez-vous votre démarche de romancier ?
Je n’ai pas voulu développer quelque thèse que ce soit. J’ai plutôt souhaité retracer de la manière la plus sensible, la plus saisissante possible, le drame qu’avaient traversé au jour le jour les humbles gens embarqués dans cette folie. Il n’y a chez moi aucun désir de prendre parti pour un camp ou un autre, mais bien plutôt celui de montrer le plus simplement possible ce qui s’est passé. Mon travail sur les archives m’a permis de reconstituer le quotidien tragique de mon personnage, Sétima, la survivante des massacres, son séjour dans les églises transformées en prisons sordides, son passage devant le juge
qui envoyait à la guillotine. Dans les documents d’époque, j’ai découvert des « Justes », dont le greffier Lardreau, personnage historique, qui sauva des Vendéens au tribunal du Mans. La réalité ne fut pas manichéenne mais complexe, comme dans toute tragédie.

La découverte des charniers donne lieu à une polémique sur la récupération des ossements…
Les élus Philippe de Villiers et Hervé de Charette ont réclamé que les ossements reviennent en terre de Vendée. Moi, je souhaite qu’on laisse les gens reposer en paix là où ils sont morts. Nous n’allons pas recommencer à nous étriper autour de squelettes, d’origines diverses, d’ailleurs. C’est un combat d’arrière-garde, je ne suis pas passéiste. Une fois la vérité historique reconnue, il me semble préférable de se tourner vers l’avenir. Et vers les autres.