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vendredi 8 avril 2011
Yves Viollier président...
Non pas de la République... C'est mille fois mieux ! Du Salon du livre et des arts de l'Epine qui se tiendra à l'Epine (Île de Noirmoutier) les 5 et 6 août prochain. Réservez bien ce week end dans vos agendas.... Le cadre est sublime, pas loin de la plage et l'ambiance très conviviale...
samedi 19 mars 2011
"Délivre moi" d'Yves Viollier réédité chez Libra Diffusio
Vous avez des personnes autour de vous qui souffrent de problèmes de vues, à moins que ce ne soit vous même. Plus de panique, Libra Diffuso rééditent les livres en gros caractères. Même couverture, texte intégrale seule change la police et la grosseur de celle-ci pour le confort visuel de tous.
J'ai trouvé en la maison de Presse un exemplaire du dernier roman d'Yves Viollier. "Délivre moi". La couverture est mieux faite, l'image de la jeune fille y est sublimée... On voit le mouvement des cheveux.... Largement moins sombre.
Pour vous procurer ce livre, soit passer par votre libraire en indiquant bien que vous voulez le format "Libra Diffusio" et non pas Robert Laffont. Soit vous passez via le site officiel de la maison d'édition que je vous indique :
jeudi 9 décembre 2010
Article sur Sud Ouest ce jour
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Clin d'œil : Yves Viollier, voilà quelques décennies, lors d'une séance de dédicaces, l'une des toutes premières. Samedi, ses lecteurs constateront qu'il n'a pas changé ! photo archives p. g. |
Yves Viollier, grand alchimiste du temps
Auteur de romans à succès, il sera samedi à la Maison de la presse, avec un dernier ouvrage fort.
Lorsqu'il vient à Cognac, Yves Viollier est chez lui. À tout le moins dans sa seconde patrie. Ne serait-ce que parce qu'il a épousé, du côté d'Angeac-Charente, la fille d'un viticulteur charentais. Ce qui explique, d'ailleurs, que l'eau-de-vie locale soit fort présente dans la plupart de ses livres…
Voilà maintenant fort longtemps que Viollier a un besoin irrépressible d'écrire. Des dizaines d'années qu'il lui faut noircir des pages et des pages pour se sentir bien dans sa peau. Et comme ce Vendéen malin a toujours su marier l'utile à l'agréable, il écrit des bouquins qui ont touché au cœur un public vaste, enthousiaste. Des lecteurs qui se retrouvent dans ses héros, dans ceux de ses copains de ce qui fut l'école de Brive.
Le poids d'un drame
Viollier, c'est aujourd'hui pas loin d'une trentaine d'ouvrages dont beaucoup empruntent à cette Charente qu'il connaît si bien, et pour cause… On se souvient des « Pêches de vigne », on n'a pas oublié - impossible -, « Jeanne la Polonaise », laquelle dirigeait une petite maison de négoce. Son dernier livre, « Délivre-moi » évoque un sujet vieux maintenant de plus de 200 ans et pourtant encore terriblement présent à l'esprit de beaucoup de familles vendéennes. Il s'agit bien évidemment des guerres de Vendée, ce massacre affreux perpétré entre gens du même pays, le nôtre, massacre comparable à ces boucheries dont l'Histoire du monde et l'Histoire des hommes est malheureusement truffée.
En Vendée, il y a une trentaine d'années, un cultivateur avait dégringolé dans un sous-terrain en labourant son champ à Montorgueil, un village où Charette avait installé son camp peu avant d'être fait prisonnier et exécuté. Dans le même secteur, toujours dans les années 80, on montrait encore du doigt une famille ayant subitement fait fortune peu après la disparition du « trésor » de ce même Charette.
Cela pour dire que le temps est élastique, que 200 ans, dans l'inconscient d'une famille, c'est parfois pas grand-chose, surtout quand les mémoires continuent d'être hantées par le drame, la sauvagerie, vécus par les générations antérieures. Sans doute n'y a-t-il pas que la forme du nez où la taille des individus qui se transmet de génération en génération.
Voilà ce que raconte, avec une belle maîtrise, Viollier dans son dernier livre. L'écrivain s'est précipité au Mans, il y a deux ans, lorsqu'a été mis au jour un charnier datant des guerres de Vendée. Le romancier a fait le reste, imaginant le personnage de Clotilde qui, toute petite, était perturbée par des visions d'horreur, se faisant appeler Sétima.
Le lecteur va donc sans cesse faire des bonds dans le temps, entre la Clotilde d'aujourd'hui et la Sétima d'hier. Sacré parcours mené de main de maître par un grand connaisseur des guerres de son pays : n'a-t- il pas écrit deux livres, « La Chasse aux loups » et « Le Grand Cortège », sur le sujet ?
Depuis Clotilde et « Délivre-moi », Viollier est passé à autre chose de pas plus réjouissant. Il travaille actuellement sur la tempête Xynthia, un drame l'ayant particulièrement touché : en 2001, il avait publié « Les Lilas de mer » dans lequel, prémonitoire, il racontait comment la mer se jouait de la digue de l'Aiguillon, en Vendée, pour venir répandre la mort dans les maisons construites en contre-bas…
Il dédicacera samedi « Délivre-moi » à 15 heures, à la Maison de la presse.
L'ARTICLE EN SON CONTEXTE
Salon du Livre de La Rochelle, mon album photo....
Une belle après midi....
Je tiens à faire un clin d'oeil à Jean Guy qui a voyagé dans des conditions plus que limite pour venir à la Rochelle... Chapeau...
Je tiens à faire un clin d'oeil à Jean Guy qui a voyagé dans des conditions plus que limite pour venir à la Rochelle... Chapeau...
LA ROCHELLE BIENTÔT : EXCELLENT ARTICLE SUR YVES VIOLLIER
Issu du Journal Sud Ouest daté du 30 novembre 2010
La Rochelle
Présent au salon du livre de La Rochelle en fin de semaine, le romancier vendéen Yves Viollier avait raconté dans « Les lilas de mer » la submersion de l'Aiguillon-sur-Mer. Prémonitoire.
La Rochelle
Yves Viollier : « L'actualité m'est revenue en pleine figure »
Présent au salon du livre de La Rochelle en fin de semaine, le romancier vendéen Yves Viollier avait raconté dans « Les lilas de mer » la submersion de l'Aiguillon-sur-Mer. Prémonitoire.
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Yves Viollier : « C'est aussi le rôle d'un écrivain que de capter ce qui est dans l'air ». photo archives anne lacaud |
«J'y suis retourné, bien sûr, depuis Xynthia. À l'Aiguillon, à la Faute, à Charron. J'ai besoin de continuer à rencontrer ces gens, de donner de la chair à leur souffrance, à leurs douleurs, leurs espérances ». Yves Viollier parle de son prochain livre. Celui qu'il écrit dans le secret de sa maison isolée dans le bocage vendéen, pas très loin de Château Fromage, cette commune rayée de la carte après la Révolution. « C'est là que sont mes racines ».
Si sa présence au salon du livre de La Rochelle en fin de semaine (lire ci-contre) est surtout due à la sortie de son dernier ouvrage « Délivre moi », il ne pourra échapper aux questions sur « Les Lilas de mer », sorti en 2001 pour lequel il a reçu le prix Exbrayat et dans lequel il raconte l'histoire de deux submersions de la digue de l'Aiguillon-sur-Mer en 1877 et 1891.
La fragilité des digues
« L'actualité m'est revenue en pleine figure le 28 février dernier. A la lumière de Xynthia, les gens se sont identifiés dans mon livre. Mon éditeur (1) m'a téléphoné quelques jours après la tempête pour me dire qu'il allait réimprimer le livre étant donné la nouvelle demande ». Prémonitoire, Yves Viollier avait raconté, sans nommer la commune, la fragilité des digues et l'inconséquence à construire sous le niveau de la mer.
« Je ne suis pas journaliste. Mais c'est aussi le rôle d'un écrivain que de capter ce qui est dans l'air. Quand j'ai découvert cette digue il y a une dizaine d'années, je me suis dit : '' attention danger''. J'aurais nettement préféré ne pas avoir raison ».
Depuis, les images de Xynthia l'obsèdent et il écrit pour incarner cette tragédie. « Je n'ai pas le sentiment d'être un écrivain pessimiste. Mais je pense avoir un devoir de lucidité. Jusqu'alors, mon œuvre puisait plutôt dans l'histoire plus lointaine. Cette fois, je suis plus dans l'histoire immédiate. Mais il n'y a pas tant de différences », poursuit l'auteur vendéen.
Son dernier roman paru, « Délivre-moi » en est l'illustration. Il s'intéresse là aux charniers du Mans découverts début 2009 et qui remontent aux guerres de Vendée. Toujours de l'actualité. « Quand j'ai appris la découverte, je suis aussitôt allé sur place et j'ai été très choqué par ce que j'ai vu ».
Tourmente de l'actualité
Contemporaine de cette macabre découverte, son héroïne, Clotilde, ne cesse de revoir des images de cette nuit du 13 décembre 1793 où les armées vendéennes ont été mises en déroute. « Clotilde, c'est un peu moi. Mes ancêtres ont participé à ces guerres de Vendée il y a deux siècles. Et je suis sûr d'en avoir trace dans mon ADN. C'est dans mon inconscient, aux tréfonds de mon cerveau reptilien. Et je crois qu'on est tous pareils à porter les stigmates de notre histoire familiale ».
Les charniers du Mans révélés, le mortel passage de Xynthia : Yves Viollier puise son inspiration dans la tourmente de l'actualité. Avec toujours ce souci de rester un auteur régional, imprégné de ses racines, de sa terre et complice des hommes qui y vivent. Avant d'écrire les « Lilas de Mer », il avait embarqué avec les mytiliculteurs dans la baie de l'Aiguillon. Comme jadis Simenon qui avait si bien saisi la rudesse du métier dans « Coup de vague ». Un autre titre qui laisse rêveur quand on repense à Xynthia.
(1) Robert Laffont.
UNE THESE SUR YVES VIOLLIER SOUTENUE A LA SORBONNE !
T H È S E inaugurale en cotutelle
pour obtenir le grade de
DOCTOR PHILOSOPHIAE
pour obtenir le grade de
DOCTOR PHILOSOPHIAE
des Universités de Bonn et de Paris-Sorbonne
Discipline : Linguistique – Romanistique : philologie française
présentée et soutenue le 18 décembre 2010 par
INKA WISSNER
Discipline : Linguistique – Romanistique : philologie française
présentée et soutenue le 18 décembre 2010 par
INKA WISSNER
Les diatopismes du français en Vendée et leur utilisation
dans la littérature : l'oeuvre contemporaine d'Yves Viollier
dans la littérature : l'oeuvre contemporaine d'Yves Viollier
Sous la direction de :
M. Christian SCHMITT professeur des universités, Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universität zu Bonn
M. André THIBAULT professeur des universités, Université Paris-Sorbonne
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JURY :
M. Peter BLUMENTHAL professeur des universités, Universität zu Köln
M. Jean-Pierre CHAMBON professeur des universités, Université Paris-Sorbonne
M. Andres KRISTOL professeur des universités, Université de Neuchâtel
M. Franz LEBSANFT professeur des universités, Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universität zu Bonn
M. Christian SCHMITT professeur des universités, Rheinische Friedrich-Wilhelms-Universität zu Bonn
M. André THIBAULT professeur des universités, Université Paris-Sorbonne
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Bonn /Paris 2010.
Le texte de présentation en son intégralité : http://www.paris-sorbonne.fr/fr/IMG/pdf/Position_de_these_Wissner.pdf
Réaction de Sabine : Ben la mes amis, je vais avoir du mal à m'en remettre sur ce coup là... "Notre" (je parle pour les vendéens) Yves sujet de thèse par une allemande... Et en plus en linguistique... Et qu'on vienne me dire que les livres d'Yves Viollier sont gnian, gnian...
Je lui souhaite bonne réussite à Inka de tout mon double coeur.
Néanmoins les anciens disaient aux allemands, vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine. Je me permets de rajouter Yves Viollier non plus...Faut pas pousser non plus...
Brouhhh cela me fait tout drôle de savoir qu'on va prononcer le nom Yves Viollier à la Sorbonne, j'en ai des frissons. La Sorbonne, symbole d'érudition, d'héritage culturel, une légende vivante... La Vendée est bien chanceuse ...
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